Mourir à l'hôpital
Décisions de fin de vie en réanimation
Crédits & contributions
- ÉditeurSEUIL
- Parution16 octobre 2008
Prix TTC
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Nous mourons de plus en plus souvent à l’hôpital, en réanimation, entourés d’une équipe de soignants et d’une multitude de machines médicales. La médiatisation d’histoires particulières, où la question de l’euthanasie est mise en exergue, masque la fréquence et la banalité du fait. L’hôpital a bousculé notre rapport à la mort : des techniques de plus en plus performantes prolongent la vie mais elles bouleversent le moment, la durée, le lieu et le déroulement du dernier instant. Celui-ci est désormais le résultat d’une décision médicale. Mais qui dit décision dit discussion, intervention et action des soignants : la mort est ainsi devenue une pratique professionnelle. Nancy Kentish-Barnes a passé huit mois dans quatre services de réanimation. Elle a suivi médecins, infirmières et familles de patients, observé les gestes et les comportements, écouté les discussions, assisté aux prises de décisions. Elle a constaté que chaque équipe affronte seule la fin de vie et développe sa propre perception du processus de mort, définissant comment et jusqu’où impliquer les proches, choisissant, enfin, la meilleure manière de faire mourir les patients. Si les lois et les recommandations récentes permettent de mieux cadrer la fin de vie, il n’existe pour autant aucun « mode d’emploi » de la mort à l’hôpital. Nancy Kentish-Barnes sociologue et chercheuse à l’Université Bordeaux 2 et au sein du groupe de recherche Famiréa, Hôpital Saint Louis de Paris.
