Gouverner sans gouverner
par Thomas Berns
Une archéologie politique de la statistique
Crédits & contributions
- ÉditeurPUF
- Parution06 mai 2009
- CollectionTravaux pratiques
Prix TTC
Indisponible
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Le livre montre combien les controverses entourant les premiers projets de recensement au seuil de la modernité permettent déjà de cerner quelques formes normatives propres au fantasme de « gouverner sans gouverner » du néo-libéralisme. Nous sommes entrés dans l’âge de la transparence. L’opacité des normes a laissé la place à la limpidité des faits. Les actes de gouvernement ne réclament plus de décision et prétendent s’imposer depuis le réel. Mais s’agit-il vraiment d’un phénomène nouveau ? Ne doit-on pas plutôt considérer la transparence comme un dispositif politique aussi ancien que la modernité ? Et si, loin de trouver sa source dans le néo-libéralisme, la transparence la trouvait plutôt dans les théories et pratiques du recensement qui apparaissent à la fin de la Renaissance ? Avec le recensement, naissait l’idée qu’il est possible de gouverner à partir des faits, sans devoir passer par l’édiction d’une norme — l’idée du gouvernement sans gouvernement, ou comment se passer du droit pour imposer une politique.
