Albert Camus. Du refus au consentement
Crédits & contributions
- ÉditeurPUF
- Parution16 février 2011
- CollectionDébats philosophiques
Prix TTC
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C’est le balancement constant entre le oui et le non, l’envers et l’endroit, l’exil et le royaume, et finalement, le refus et le consentement, qui fait l’originalité de Camus dont la règle de vie était la mesure. Albert Camus a été fidèle à la mesure grecque dont il trace le portrait dans « L’Exil d’Hélène ». Les Grecs ont touché au désespoir, mais à travers la beauté, en découvrant dans l’existence une fêlure impossible à combler. Aussi le seul recours est-il dans l’acceptation d’un tragique qui fait la part de tout, « équilibrant l’ombre par la lumière ». La Grèce ne nous a pas légué des leçons de ténèbres , comme chez Couperin, ni des leçons de lumières , comme chez Diderot, mais des leçons de clair-obscur , quand le jour bascule dans la nuit ou la nuit dans le jour. C’est ce balancement entre l’envers et l’endroit, entre l’exil et le royaume, et finalement, entre le refus et le consentement, qui fait l’originalité d’une pensée dont le souci premier est l’équilibre.
