Exils de langue
par Kostas Nassikas
Préface de Bernard Golse
Crédits & contributions
- ÉditeurPUF
- Parution23 mars 2011
Prix TTC
Indisponible
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L’être humain qui se confronte aux exils totalitaires, des humains et de la langue, risque son propre exil de la subjectivité et de la vie ; le transfert amène ces « aires de destruction » dans la situation analytique ; celle-ci participe ainsi à la (re)fabrication constante de la langue. « La main qui ouvrira mon livre aura peut-être serré la main de celui qui fut l’assassin de ma mère… Et pire encore pourrait arriver… Pourtant, mon destin est celui-ci : d’avoir à écrire des poèmes en allemand », écrivait Paul Celan. C’est à partir de cette expérience d’un exil absolu que l’auteur a entrepris une étude au carrefour de la linguistique, de l’anthropologie et de la psychanalyse qui nous conduit, de façon parfois vertigineuse, à plonger dans le monde de la régression, de la dépersonnalisation et de la construction permanente de soi-même à travers l’écriture et la langue, traîtresse par nature, et plus encore si elle est la même que celle des traîtres et des bourreaux. Cette réflexion l’amène à interroger les modalités de présence de l’indicible et de la destruction à l’intérieur de la langue. Il analyse plus particulièrement les modes de retour de ces « présences » à l’intérieur de l’expérience transférentielle ; celle-ci se révèle progressivement être un lieu de régression du langage dans un bain sémiotique faisant émerger les dimensions et les conditions des origines du temps instituant la (re)fabrication constante de la langue.
