Wilfrid Sellars et le mythe du donné
par Aude Bandini
Crédits & contributions
- ÉditeurPUF
- Parution09 mai 2012
- CollectionPhilosophies
Prix TTC
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L’idée qu’il existerait, au fondement de la connaissance empirique, un socle de croyances primitives dont le contenu nous serait directement donné par l’expérience, se révèle n’être rien d’autre qu’un mythe. Sur quoi notre connaissance, et notamment notre connaissance scientifique du monde, est-elle fondée ? Traditionnellement, l’empirisme a répondu à cette question en affirmant que c’est à l’expérience, plus spécifiquement au donné de la perception sensible, que nous devrions recourir pour juger de la validité de nos représentations conceptuelles du réel. Cependant, en quoi ce donné doit-il consister pour pouvoir jouer ce rôle d’arbitre et de fondement ? S’il n’est qu’un divers de la sensation, comment pourrait-il donner lieu à une connaissance? Et si, au contraire, ce sont des faits qui nous sont donnés, comment expliquer les phénomènes de l’erreur ou de l’illusion ? La critique par Wilfrid Sellars (1912-1989) du « mythe du donné » vise à établir qu’il n’y a rien qui, en vérité, puisse à la fois nous être simplement donné et en même temps assurer par lui seul une fonction de justification pour la connaissance.
