Le rêve du style parfait
par Gilles PHILIPPE
Crédits & contributions
- ÉditeurPUF
- Parution15 mai 2013
Prix TTC
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Cet essai étudie, de Flaubert et Renan jusqu’à Sartre et de Gaulle, l’hypothèse d’un « bien écrire » qui s’imposerait à tous, d’un idéal qui, de 1850 à 1960, n’a cessé de hanter la littérature française. La littérature, dit-on, a horreur de l’académisme. Les « auteurs à dictée » ne seraient pas des auteurs et l’étiquette de « style NRF » est une marque d’infamie. Ainsi est-il d’usage de récuser sans procès toute position valorisant le style et de donner privilège à celle qui ne connaît que les styles, dans leur irréductible pluralité, c’est-à-dire dans leur indépassable singularité. La modernité n’a pourtant cessé de rêver d’un « style parfait », d’un « bien écrire » régi par des règles valables pour tous, respectueux de principes qui semblent défier le temps et les plumes. De 1860 à 1960, le débat sur le lien entre norme et style s’est noué autour des mêmes thématiques. Faut-il avoir du style et non un style ? Le style parfait vaut-il style classique ou absence de style ? Est-il soumis à l’évolution et aux genres littéraires, ou bien faut-il le ramener au « génie de la langue » lui-même ? Qui seraient, enfin, les maîtres de ce style parfait ?
