Le début de la fin

par Gilbert Merlio

Penser la décadence avec Oswald Spengler

Crédits & contributions

EAN
  • ÉditeurPUF
  • Parution13 février 2019

Prix TTC

22,00
Indisponible

Juger le présent à l’aune de la philosophie décliniste Spengler aurait-il eu raison ? Tandis que les symptômes de crise se multiplient dans le monde, on assiste à un regain d’intérêt pour l’auteur du Déclin de l’Occident (1918-1922). Cependant, si ce titre est fréquemment cité, l’œuvre elle-même reste largement méconnue, notamment en France. Comment Spengler se représentait-il ce déclin ? Il fait preuve d’un pessimisme culturel profond : à terme, l’Occident et ses valeurs cesseront de jouer un rôle historique. Sa critique de la rationalisation du monde, du passage d’une « culture » créatrice à une « civilisation » tournée vers des tâches quantitatives et matérielles, celle des mœurs qui s’installent dans les métropoles cosmopolites, du système technicien, du libéralisme politique et économique, doit nous alerter sur l’évolution de l’Occident au sein d’une mondialisation dont la maîtrise lui échappe. À charge pour nous de lui donner tort en ne succombant pas à son relativisme anti-humaniste, à son fatalisme historique, et à l’esthétisme d’un « réalisme héroïque » justifiant une brutale politique de puissance.