Crédits & contributions

EAN
  • ÉditeurSEGHERS
  • Parution07 mai 2026
  • CollectionPS

Prix TTC

5,00
Pas encore paru

PS comme Post scriptum PS comme Les consonnes du mot P(oé)S(ie) PS comme Poésie Seghers Marceline Desborde-Valmore naît à Douai en 1786, dans une famille d'artisans, bientôt ruinée par la Révolution française. Elle intègre l'univers du théâtre de manière précoce, encouragée par sa mère qui quitte le foyer conjugal pour vivre auprès de son amant. Après un séjour en Guadeloupe, la jeune poétesse, devenue comédienne et cantatrice, acquiert une éducation littéraire et apprend la versification par la fréquentation des textes classiques. Son premier recueil, Élégies, Marie et Romances , paraît en 1819, peu avant les Méditations , et est généralement considéré comme marquant le renouveau du lyrisme romantique en France. Elle fait preuve d'une certaine inventivité formelle, avec l'usage du vers à onze syllabe notamment, et d'un lyrisme élégiaque. Son œuvre est marquée par l'angoisse de la perte et de la séparation – ayant perdu sa mère très jeune de la fièvre jaune, ainsi que plusieurs de ses enfants – mais aussi par l'indignation face à la violence politique – elle dénonce la répression sanguinaire de la seconde Révolte des Canuts à Lyon – et par l'exaltation du sentiment amoureux. Elle décède en 1859. Son influence perdure tout au long du siècle et inspirera nombreux de ses successeurs (Victor Hugo, Alfred de Musset, Anna de Noailles, Gérard d'Houville, Renée Vivien, Cécile Sauvage, etc.). Admirée par Balzac et élevée par Verlaine au rang des " poètes maudits ", Marceline Desbordes-Valmore est une poétesse " connue, méconnue et inconnue ", selon l'expression de Madeleine Ambrière qui synthétise son rapport paradoxal à la postérité. Célèbre parmis ses contemporain et considérée de son temps comme une pionnière du romantisme, de par le lyrisme et la musicalité de ses textes, son œuvre est progressivement minorée et réduite à sa valeur scolaire, avant d'être oubliée du grand public. Des rééditions et travaux de recherche à la fin du XXe siècle ont permis de faire revivre son œuvre singulière. Pierre Seghers est pionnier dans ce travail de redécouverte. Il intègre Marceline Desborde-Valmore dès 1955 à la collection " Poète d'aujourd'hui ", alors que ses recueils de poésie sont quasiment introuvables, à l'exception de quelques originaux conservés en bibliothèque, d'une réédition de 1886 tronquée et inexacte, et de deux volumes inachevés des œuvres complètes de 1931.