Le Chant cathédral

par Maxence Caron

Poëme épique et perpétuel (Chants 41 à 100)

Crédits & contributions

EAN

Prix TTC

75,00
Pas encore paru

Avec ses 42 500 versets, Le Chant cathédral est le plus long poème de notre littérature. Il est aussi l’oeuvre d’un auteur qui, ayant accompli la refondation de la pensée en un monumental système de philosophie, rend désormais la parole à sa source en habitant le coeur même de son émergence. Par ce Poëme, Maxence Caron pose un nouvel acte fondateur. Il parle depuis un lieu d’où la langue déploie une envergure et des possibilités qu’on n’avait encore jamais vues. Au sein de ce Chant cathédral , de cette épopée qui est à la fois celle de l’humanité, de l’histoire, de l’Ultime, et du langage, l’auteur déploie une oeuvre d’art totale. Le premier tome révélait la puissance de son orchestre, le deuxième en use pleinement et jusqu’au vertige. Les 60 nouveaux chants qui composent cette deuxième partie sont répartis en neuf livres : les quatre nouvelles Symphonies de psaumes alternent avec les grands hymnes consacrés à l’Histoire universelle du Salut : grandes fresques bibliques, portraits des Apôtres et des Rois, grands hymnes à la Vierge, visions prophétiques…En un flot surmaîtrisé d’images et de musiques insondables, les audaces de Rimbaud et d’Ezra Pound sont débordées. Car cette deuxième partie du Chant cathédral ne se caractérise pas seulement par l’élévation épique qui regarde Dante, Eschyle et Le Tasse en face ; elle est aussi cette oeuvre qui, ayant intégralement traversé l’histoire de notre langue, surplombe ses décrets et dépasse ses avant-gardes en une parole bouleversante et décisive, qui est celle d’une renaissance littéraire. Ce poème magistral est une expérience qui transforme son lecteur en chemin. L’auteur n’écrit pas ici comme le font ses contemporains, mais il écrit dans l’absolu du Poëme. Par cette réconciliation vitale du style et de l’être, Le Chant cathédral crée une rupture dans la manière de lire et d’écouter la littérature. En un monde saturé de phrases vides, une telle oeuvre est ce à quoi l’on s’attendait le moins et que l’on n’osait espérer, tout en étant déjà résolu à lui opposer les contradictions formulées par l’habitude. De la littérature on croyait avoir défini les règles et la liberté, on croyait même avoir défini l’anarchie autorisée. Loin des préjugés, Maxence Caron rattache le langage à une origine dont sa propre exploration des racines de la parole a montré la profondeur et libéré d’insoupçonnables puissances. Une littérature nouvelle en surgit, comme le prouve ce grand livre dont on peut dire, comme on l’a dit un jour de l’oeuvre de Claudel, qu’il est le poème « qui invente la poésie ».