Épitomé de l’Organon d’Aristote
suivi du Commentaire moyen de l’Isagogé de Porphyre
Crédits & contributions
- ÉditeurBELLES LETTRES
- Parution05 juin 2026
- CollectionSagesses médiévales
Prix TTC
Dès l’Antiquité tardive, les traités de logique d’Aristote, désignés sous le nom d’ Organon , se sont imposés comme des textes fondamentaux dont la maîtrise conditionnait l’accès à l’ensemble du cursus philosophique. Afin d’en faciliter l’intelligibilité, enseignants et érudits entreprirent la rédaction de nombreux commentaires destinés à en éclairer les subtilités. Dans ce contexte, le philosophe néoplatonicien Porphyre de Tyr (234-305) composa l’Isagogè, appelé à devenir une introduction à toute la logique aristotélicienne. Ce corpus forma un dispositif conceptuel à la longévité et à la diffusion remarquables : Grecs, Byzantins, Latins, Syriaques, Arabes et Juifs ont tour à tour traduit, étudié, commenté et transmis ces textes jusqu’aux humanistes italiens. La présente édition propose la traduction de deux oeuvres d’Averroès (1126-1198), l’un des plus éminents commentateurs d’Aristote : d’une part, l’ Épitomé de l’Organon , conservé seulement en judéo-arabe et en hébreu et n’ayant jamais fait l’objet d’une édition ni d’une traduction intégrale, bien qu’il ait profondément marqué la tradition logique juive dès le XIII e siècle, et ce jusqu’au XVI e siècle grâce à sa version hébreu-latine due à l’humaniste juif italien Abraham de Balmes (1440-1523) ; d’autre part, le Commentaire moyen de l’Isagogè , conservé uniquement en hébreu, témoignant d’une phase plus mûre de la pensée du philosophe andalou. La diffusion de ces textes dans le monde juif illustre à la fois l’importance accordée à la logique dans l’apprentissage des sciences et la place centrale qu’Averroès occupa, au Moyen Âge, au sein de divers milieux intellectuels.
