La première phrase du premier livre

par Philippe Besson

Crédits & contributions

EAN
  • ÉditeurJULLIARD
  • Parution03 septembre 2026

Prix TTC

21,00
Pas encore paru

Vingt-cinq ans après En l'absence des hommes , son premier roman, Philippe Besson explore les années qui ont précédé l'acte fondateur d'écrire. Bien plus qu'une introspection, La Première Phrase du premier livre est une autobiographie collective, où le récit d'une vocation littéraire se mêle à l'évocation de toute une époque. Dans la vie de chaque écrivain, il existe un avant et un après le premier livre. En cherchant à saisir celui qu'il était avant ce basculement, Philippe Besson revisite trois décennies – des années 1970 aux années 1990 – et croise son parcours affectif et intellectuel avec les grands repères de son temps. Né en 1967, il évoque une enfance rurale protégée, marquée par la figure d'un père instituteur, puis une adolescence où se révèlent à la fois la cruauté des hommes devant la différence et un désir farouche d'émancipation. Le fracas du monde n'est alors qu'un écho lointain. Les années d'études en province, puis l'arrivée à Paris, dessinent le début d'une quête : celle d'une existence qui refuse les chemins tout tracés, celle d'un jeune homme qui s'arrache, presque malgré lui, à sa condition. Entre nouvelles amitiés et rencontres amoureuses, l'épidémie de sida le confronte brutalement à la perte de ses proches. C'est dans ce contexte que la littérature s'impose comme une révélation. Marguerite Duras et Hervé Guibert deviennent ses guides, éclairant le chemin vers l'écriture. La rédaction de son premier manuscrit, dans le secret, surgit comme une seconde naissance. La Première Phrase du premier livre est une machine à remonter le temps. Dans ce texte, où se superposent souvenirs individuels et références culturelles communes, chacun reconnaîtra des fragments de sa propre existence, faisant de ce récit une expérience à la croisée de l'intime et de l'universel. C'est aussi une plongée dans la fabrique secrète de la fiction.