Insoumis 1954
Prix TTC
Algérie, novembre 1954. La guerre commence. Baktha a quinze ans. Elle ne le sait pas encore, personne dans le village d'Adélia ne le sait vraiment, mais le monde qui existait hier n'existera plus demain. Quand les soldats français emmènent son père Mohamed, homme respecté, homme droit, Baktha franchit sans retour le seuil de l'enfance. Ce qu'elle voit désormais, elle ne peut plus faire semblant de ne pas le voir : la mère qui tient debout parce qu'il le faut, les frères que la colère consume, et le silence, ce silence algérien qui hurle plus fort que toutes les balles. Elle aurait pu attendre. Elle aurait pu plier. Elle choisit de se lever. Insoumis est le roman d'une génération arrachée à sa propre jeunesse par une guerre que l'Histoire a longtemps refusé de nommer. C'est le roman de Baktha, voix intérieure tendue comme une corde, regard d'enfant déjà marqué par l'irréparable, corps lancé trop tôt dans l'obscurité des adultes. Roman d'apprentissage et de révolte, porté par une langue sobre et incandescente, Insoumis donne voix à celles et ceux que la grande Histoire a laissés dans l'ombre : les femmes algériennes, les familles brisées, les insoumis sans grade ni médaille. Un chant d'honneur. Un premier volume qui appelle le suivant. Pour les lecteurs de Nedjma de Kateb Yacine, Le Gone du Chaâba d'Azouz Begag, et Hors-la-loi de Rachid Bouchareb.
