Les kandakayous ou deux chroniques iliennes d’aujourd’hui
par Odile Verger
Crédits & contributions
- ÉditeurEDILIVRE
- Parution10 juin 2016
Prix TTC
Les Antilles, la France d’outre-mer, ses plages idylliques, son soleil… Et derrière la carte postale, essentiellement destinée aux métropolitains, des autochtones qui vivent une autre réalité. Femme, Odile Verger, née guadeloupéenne, en dénonce le machisme, la toute puissante des « picti », ces coqs de basse-cours qui se préoccupent bien plus de multiplier les conquêtes que d’assumer leur rôle de mari et de père. Alice, héroïne de la première nouvelle, en sait quelque chose, privée de sa fille enlevée par un beau parleur qui rêvait d’enfant… mais pas d’être marié. Pour Fabien non plus la vie n’a pas été « rose », lui le « macomé » évident, avec ses boucles trop longues, sa douceur presque féminine, et ses vêtements de dandy. Fabien va être obligé de venir à Paris pour tenter d’échapper à la chape de plomb qui pèse sur l’homosexualité dans ces îles au parfum de vanille, mais aussi au machisme tribal. En plein dans les années sida, il va contracter un mariage de convenance, avant de rencontrer Krystof. Mais le beau Russe est malade. Et c’est Avril, Guadeloupéenne, elle aussi exilée en métropole à cause d’un homme – son père – qui va sauver Fabien du désespoir. Heureusement, dans ces îles caribéennes, les femmes sont des kandakayous…
