La Guyane française
L'échec d'un modèle de colonialisme pénitentiaire
Crédits & contributions
- ÉditeurL'HARMATTAN
- Parution09 avril 2026
- CollectionHistoriques
Prix TTC
Avec le retour en France des derniers 132 bagnards en août 1953, c’est l’existence du bagne de Guyane qui prenait fin. Ce projet de colonialisme pénitentiaire, développé au milieu du XIXe siècle, avait été conçu comme instrument de répression des insurrections sociales. L’exil et la réclusion loin du territoire métropolitain étaient considérés comme le meilleur moyen d’exercer une forte dissuasion et d’éloigner de la vie civile les opposants politiques, les récalcitrants, les criminels et une frange marginalisée de la société. Bien avant sa conclusion inéluctable, ce système avait été dénoncé comme un échec sur les plans financier, social et politique, mais un acharnement idéologique et répressif en imposa la conservation, laissant un lourd héritage sur la conscience collective française.
