Hadès vu d’en haut

par Horia Dulvac

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Un monde d’histoires terribles surgit : des souvenirs avec la Mère, avec les frères que l’on cuit dans le four de l’enfer domestique. La Mère est tantôt tendre, tantôt « soviétique », aux aisselles suantes. La chute se produit sous l’effet d’un péché gravitationnel. Les pierres ressemblent à des dents de lait, et deviennent des pierres funéraires ; les récits évoquent la mort, les enfers aux formes multiples, la dévoration des frères comme des poussins. Cette poésie, d’une empreinte singulière, d’une visualité lourde et vivante, brise les conventions de fond comme de forme, et distingue l’auteur Horia Dulvac de ses contemporains. Elle fait penser à Urmuz et certains dadaïstes dans le souffle poétique de l’avant-garde , et demeure en mémoire, bien au-delà du temps de la lecture.