UN AMOUR DE PROUST : CLEO DE MERODE - Essai -

par Christian Gury

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Flatté de connaître personnellement Cléo de Mérode, Proust se déclarait « un peu épris » de la célèbre danseuse. Et, par snobisme, il se garda de s’exprimer sur la pseudo-noblesse, les prestations d’art contestables et la vie privée de celle qui pourrait bien, cependant, avoir donné les traits principaux d’Odette de Crécy, la cocotte emblématique de la Recherche et future Mme Swann. En revanche  et tout autant qu’à l’adresse de la « grue » Liane de Pougy, courtisane devenue princesse roumaine et modèle de l’initiatrice au lesbianisme de Mlle Vinteuil , il se montra critique à l’endroit du comédien Edouard De Max, dont le heurtaient l’usage d’une particule de « noblesse roumaine » de pure fantaisie, l’insupportable « théâtralité » sur les planches comme en matière de mœurs, le monstre sacré fier d’afficher une compromettante autant que flamboyante homosexualité, certaines de ses façons à se retrouver chez le baron de Charlus. Deux poids, deux mesures  et snobisme toujours, mais à géométrie variable. *