Vingt ans en 1914 ; préface de Charles Maurras ; Introd. de Pierre Monnier
par HENRI LAGRANGE
Crédits & contributions
- ÉditeurDUALPHA
- Parution27 janvier 2010
Prix TTC
Journaliste et militant monarchiste français, secré taire général des étudiants d’Action française auxquels il conseillait d’avoir tou jours « dans la main une bonne canne, dans la poche un bon livre », « sa figure n’était ni belle, ni gracieuse, elle ne respirait que l’énergie », dira de lui Louis Dimier. Lagrange, malgré son jeune âge, a multiplié les collaborations à des journaux et des revues royalistes. Dès 1910, il apporte son con cours à la Revue critique des idées et des livres de Jean Rivain, Pierre Gilbert et Henri Clouard. Dès 1911, il fait de même à L’A ction fran çaise de Charles Maurras, Jacques Bainville et Léon Daudet. En août 1914, il se porte volontaire et déclare : « C’est aux intellec tuels qu’il appartient de donner l’exemple ». Blessé le 6 octobre lors de l’attaque d’Auberive, il décède de ses blessures. Charles Maurras lui décernera le titre de « prince de la jeunesse » dans la préface de Vingt ans en 1914 et le saluera par ces mots : « Peu d’âmes auront su en aussi peu de temps, à cette vitesse, le fort, le faible, le fugace ou le durable des engouements, des liaisons courantes et des liens immortels. » Léon Daudet dans ses souvenirs, évoquera un « jeune homme d’une intelligence surprenante, en qui s’annonçait une carrière littéraire et philosophique de premier plan. » En 1917, l’écrivain Maurice Barrès consacrera lui-même plusieurs pages de ses Familles spirituelles de la France à cet « oiseau des tempêtes », cette « pierre du torrent, pleine d’étincelles. » En 1924, Georges Valois citera Henri Lagrange parmi les dédicatai res de son essai sur La Révolution nationale : « La nouvelle gé nération fut manifestement marquée du signe de son sacrifice. » « J’ai vu tout frémissant d’une impatience sacrée le jeune Lagrange pareil à un pressentiment vivant », fera dire Georges Bernanos à l’un des personnages de son livre Sous le soleil de Satan (1926). « “Un seul dilemme se pose : La Finance ou la Nation ?” : Mort à vingt ans, il avait su tout dire avec la plus haute in tel ligence avant de donner sa vie à la patrie qu’il aima par-dessus tout », écrit Pierre Monnier.
