La chute d’Israël
par Ilan Pappé
Pour la décolonisation et la coexistence
Crédits & contributions
- ÉditeurFABRIQUE
- Parution02 octobre 2026
Prix TTC
« Je ne prends pas à la légère le processus susceptible de mener à la fin d’un État dont je suis citoyen et dans lequel vivent des millions de personnes. Un État ne disparaît pas facilement et le mot “fin” est d’ailleurs peut-être trop terminal à cet égard ; la plupart du temps, les États se transforment, parfois de façon spectaculaire – et c’est d’une telle fin que nous parlons ici. Il y a bien quelques cas d’États qui ne se sont pas seulement désintégrés ou effondrés mais qui ont en effet disparu, comme la Yougoslavie ou le Viêt Nam du Sud, pour citer les deux exemples les plus célèbres dans l’histoire récente. La fin d’un État peut aussi signifier la fin d’un régime, et là les exemples ne manquent pas : Afrique du Sud, Chili, Argentine, Irak, etc. […] La chute potentielle d’Israël pourrait donc ressembler soit à la fin du Viêt Nam du Sud, la disparition totale d’un État, soit à celle de l’Afrique du Sud, l’effondrement d’un régime idéologique et son remplacement par un autre. Il me semble que, dans le cas d’Israël, des éléments de ces deux scénarios pourraient se produire avant que beaucoup d’entre nous n’aient le temps de le comprendre ou de s’y préparer. » Israël ne peut plus continuer ainsi. Le 7 octobre et l’invasion de Gaza qui a suivi ont mis à nu les failles de ses fondations. Il s’est révélé être un pays incapable de protéger ses citoyens, divisé entre théocrates messianiques et libéraux sélectifs, fragilisé économiquement et militairement, détesté par ses voisins et perdant le soutien des Juifs du monde entier. Alors que ses dirigeants justifient des campagnes de bombardements égalant les pires atrocités de la Seconde Guerre mondiale et une catastrophe humanitaire sans précédent dans la bande de Gaza, Israël est en train de devenir un État paria. Son pire ennemi n’est pas le Hamas, mais lui-même. Fort de ce diagnostic implacable, Ilan Pappé trace une voie pour sortir de l’État sioniste, fondée sur la justice réparatrice et la décolonisation, le retour des réfugiés, la fin des colonies illégales et l’établissement de ponts avec le monde arabe. Celle-ci passera également par le renouveau du mouvement national palestinien et de la solidarité internationale qui l’entoure. L’avenir peut être celui de la réconciliation, et non d’une guerre sans fin.
