Le Portrait

par Jean de Palacio, Vlou

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«Déjà, des mots manquaient, la confusion s’installait, des verbes indispensables avaient disparu. Si l’on pouvait encore dire: «plus», on ne savait aujourd’hui dire: «moins». La perte irrémédiable du verbe «penser» privait la conscience de toute autonomie conceptuelle. Mais d’autres mots proliféraient, comme des cellules cancéreuses. Un fait notable était la multiplication du mot «cendre», devenu aussi nombreux qu’il y avait d’objets brûlés: arbre, maison, papier, le terme changeait selon la nature de la combustion. Un vocable existait même pour signifier la cendre ayant gardé la forme de la chose calcinée. Il en résultait une langue incendiée, inflammable comme de l’amadou, un désastre linguistique sans précédent.» Maurice Guilhon est sauveteur de langues, recueillant inlassablement les vocabulaires en danger. Alors qu’une femme insaisissable et silencieuse bouscule sa vie, une étrange maladie frappe les dictionnaires. Voici un roman d’amour et de langage, par amour du langage. Couverture et illustrations intérieures de Vlou.