Les paras du matin rouge (1940-1941)
par Jean Mabire
Crédits & contributions
- ÉditeurDETERNA
- Parution02 juin 2026
Prix TTC
« Une grande guerre, une guerre moderne, n’est plus possible que sous la forme d’une guerre éclair » : telle était l’opinion d’Adolf Hitler qui ne cessait de s’opposer aux stratèges de son grand État-major, partisans d’une guerre conventionnelle. Pour mettre ses idées en application, le Führer trouva l’homme dont il avait besoin en la personne du général Kurt Student (1890-1978), un ancien pilote de chasse en 1914-1918 et fanatique du vol à voile. Cet officier forma, dans une semi-clandestinité, deux bataillons de parachutistes dont le premier venait de la formation d’élite « Général Göring ». Tous volontaires, ces hommes regroupaient dans leurs rangs des idéalistes, des ambitieux, des aventuriers, persuadés, les uns comme les autres, qu’ils formaient une troupe de choc sans précédent dans aucune autre armée. Le monde découvrit avec stupeur les parachutistes allemands quand ils s’emparèrent du pont de Vordhngborg, au Danemark ou de l’aéroport de Stavanger, en Norvège, le 9 avril 1940. À peine un mois plus tard, ils sautaient, le 10 mai 1940, sur le point fort d’Eben et les ponts du canal Albert en Belgique, comme sur les défenses de la forteresse Hollande. Engagés dans des conditions terribles à Narvik, au-delà du Cercle polaire, les paras du Reich devaient ensuite sauter sur le canal de Corinthe ; le 25 avril 1941, en prélude à la bataille de Crète, où ils allaient trouver, en une semaine, la gloire et la mort. toutes les troupes aéroportées du monde se sont inspirées de leur tragique expérience et ont copié leur idéal de « combat sans retour. »
