Corps
par Gérard Malbec
Crédits & contributions
- ÉditeurTOURNEZ LA PAGE
- Parution12 juin 2017
Prix TTC
Avant qu’elles ne s’effacent, Gérard Malbec retient dans les mots, des images en fuite à travers une forme fragmentaire d’où se dégage la cohérence d’une belle continuité. Dans ce dernier recueil, Corps, où l’on reconnaît son écriture singulière, on est requis par cette voix, par son grain, sa densité, sa force. Le souffle. Gérard Malbec dit l’importance du souffle, en tous lieux, à tout instant, le souffle sur le corps de la femme aimée qui, parfois, se dérobe avant de s’abandonner à l’étreinte, au plaisir. Le corps « s’élance » puis « s’échoue », retombant sur la grève. Fragrances, ombres et lumières, « formes pétries du regard », l’Afrique, toujours avec le leitmotiv de l’horizon qu’un vol d’oiseaux traverse. Poèmes d’un « érotisme obscur » où pourtant rien n’est éludé. Poèmes où les corps, en proie au vertige (Ivre Toi), s’unissent à travers morsures, danses, caresses, s’unissent ou – plus précisément – se mêlent au sable, au vent, à la terre… Gérard Malbec poursuit une exigeante « mise à nu » par l’écriture, de l’indicible. Qu’il tente ainsi de révéler.
