Collection Wilson - VF
par Diane Dufour
Crédits & contributions
- ÉditeurATELIER EXB
- Parution11 juin 2026
- CollectionBeaux livres
Prix TTC
À l'occasion du Bicentenaire de la photographie, LE BAL propose d'explorer le lien parfois trouble ou lumineux, mais toujours instable et finalement mystérieux qui attache celui qui prend et celui qui est pris dans l'acte de photographier. Que dit l'image de la position en regard des deux corps que sont le sujet et le photographe ? Complicité, face à face, pacte scellé par le regard de l'un sur l'apparence de l'autre ? Images prises sur le vif ou mises en scène, photographies de reportage, autoportraits, scènes de nus et intimistes, échanges collaboratifs entre modèle et photographe : que dit l'image du sujet saisi sur la pellicule, que donne-t-elle à voir de l'espace entre les deux ? Que révèle le sujet à la rétine du photographe et à l'oeil mécanique de l'objectif ? Cette immersion dans la prestigieuse collection Michael G. Wilson autour de la question de la représentation du corps et de l'espace existant entre le photographe et son sujet offre à la fois de nombreuses clés de lecture de l'histoire du médium au XXe siècle, et toute une palette des relations qui se nouent entre les corps, les regards et les gestes. Présentée sur un mode non thématique, afin de privilégier les rencontres fortuites, les rebonds et les affinités, cette sélection de plus de cent photographies mêle sans hiérarchie grands maîtres historiques et figures contemporaines. Chaque double page devient une cimaise : le regard inquiet du poète russe Vladimir Maïakovski, photographié par Alexander Rodchenko, se confronte à des mains de géant saisies par August Sander, un portrait de femme réalisé par André Kertész fait face à un sculptural nu d'Imogen Cunningham, la fragile prothèse bottée de Frida Kahlo abandonnée au fond d'une improbable baignoire, photographiée par Ishiuchi Miyako, fait face à un puissant dos masculin tatoué saisi par Graciela Iturbide. Les confrontations, parfois " surréelles ", réveillent nos regards, interrogent nos perceptions. Cette promenade visuelle sera ponctuée de courts textes, des paroles de photographes, qui créeront comme un sous-texte et esquisseront un parcours sensible se déroulant telle une partition musicale.
