Autobiographie des contradictions
Crédits & contributions
- ÉditeurLE TRIPODE
- Parution08 octobre 2026
Prix TTC
Dès son premier texte, Lettre ouverte, Goliarda Sapienza forme le projet d'une autobiographie en plusieurs volumes. L'Autobiographie des contradictions compte cinq romans qui, de son enfance en Sicile à sa vie de femme à Rome, nous plongent dans la vie d'une écrivaine qui, par-delà la solitude et les refus éditoriaux, n'aura eu de cesse de rechercher sa vérité. Née en 1924 en Sicile dans une famille socialiste anarchiste, opposante au régime fasciste pendant la Seconde Guerre mondiale, en couple avec un membre du parti communiste pendant la Guerre Froide, Sapienza a traversé le XXe siècle en vivant dans un monde écrasé par les idéologies. Pour s'affranchir de ces certitudes et trouver sa place à travers une quête de soi, elle se tourne vers l'écriture. Dès son premier texte, Lettre ouverte, Sapienza forme le souhait d'écrire un cycle romanesque, une autobiographie en plusieurs volumes, qui suive le cours de son existence, pour mieux répondre à son désir de questionner sa vie et le monde qui l'entoure. Elle écrira cinq textes qui s'inscriront dans ce cycle. Ses deux premiers récits, Lettre ouverte et Le Fil de midi, racontent ses premières années puis la naissance tumultueuse d'une écrivaine qui a tout fait pour ne pas le devenir. Moi, Jean Gabin, est un hymne à l'enfance et un testament philosophique. L'Université de Rebibbia est le récit du séjour que fit Goliarda Sapienza dans une prison romaine en 1980. Les certitudes du doute raconte sa relation passionnelle, au début des années 1980, avec une jeune femme révolutionnaire rencontrée en prison, ou la quête d'une sororité entrevue et désormais perdue. Tout au long de sa vie, au-delà de la solitude et des refus éditoriaux, Goliarda Sapienza n'aura eu de cesse, à travers ses écrits, de rechercher sa vérité. Dans chacun de ses textes, sans concession, Sapienza embrasse ses doutes et fait face à ses contradictions, avec une exigence qui restera constante tout au long de la construction de son œuvre. Et si toutes ces contradictions formaient une cohérence ? Cohérence de vérité et de beauté de l'ensemble de son œuvre et de sa vie d'écrivaine, des vers d'Ancestrale jusqu'aux derniers carnets ? Cette intuition, elle la formule elle-même dans L'Université de Rebibbia : " Qu'est-ce que la beauté, sinon de la cohérence ? "
