Barbey d'Aurevilly, et la beauté méduséenne
par François Orsini
Crédits & contributions
- ÉditeurLE FANAL
- Parution15 juin 2019
Prix TTC
Au XIXe siècle, la figure mythologique de Méduse s’est enrichie de nombreux éléments. Dans le domaine des Arts, l’expression « beauté méduséenne », à laquelle elle a donné naissance, désigne en ce temps-là une beauté nouvelle, irrégulière, déconcertante dont l’effroi mêle séduction et morbidité. Peintres, poètes, romanciers sont fascinés par le charme délétère de la Gorgone qui devient le symbole de la « femme fatale ». Considérée par ailleurs comme celle qui « voit » l’Invisible, Méduse est investie du statut de « créature visionnaire », de « Muse ». En analysant en profondeur nombre de personnages de l’œuvre romanesque de Barbey d’Aurevilly, l’auteur met en lumière ce que l’écrivain normand a apporté d’original à une conception de la beauté qui allait à l’encontre de celle dont les éléments constitutifs sont traditionnellement l’harmonie, la régularité et l’équilibre.
