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« Nous avions tout ce que le cœur peut désirer. Nous avions des femmes à foison, nous avions à boire, nous avions des tempêtes qui tourbillonnaient à une vitesse de quatre-vingts nœuds. Nous n’avions besoin de rien : merci, passez votre chemin… Dans notre île, il n’y avait ni arbres ni buissons. Elle avait l’air d’une chaîne de montagnes tombées en ruine, et tout autour, les écueils râlaient dans le ressac. Mais nuit et jour il tonnait, écoute ! C’était la mer. » En 1907, sur l’île d’Ouessant, coincée entre les deux phares du Crea’ch et du Stiff, la « Villa des tempêtes » accueille un bel étranger accompagné de son chien. Que la pluie tombe ou que le vent hurle, cet homme si singulier contemple l’horizon. Chaque jour, il partage les effroyables aventures des pêcheurs. Il s’imprègne de leur misère, de leur ivresse et de leur féroce soif de vivre. Quelque part entre la poésie de Nikos Kavvadias, le réalisme de Pierre Loti et l’intensité de Joseph Conrad, Bernhard Kellermann (1879-1951) signe avec La Mer un véritable joyau de la littérature maritime et rend un hommage tumultueux à l’île d’Ouessant et à ses rudes habitants.