Le Village
par Romain Pellas
Crédits & contributions
- ÉditeurDILECTA
- Parution21 août 2026
Prix TTC
Première monographie de l’artiste Romain Pellas. Dans cet ouvrage, Romain Pellas raconte l’histoire d’une construction hors du commun qu’il a patiemment édifiée pendant trente ans. Il restitue avec précision la progression de ce projet, amorcé lors de l’emménagement dans la maison familiale et plus précisément en 1974, année de la création de la mare. C’est dans le jardin, au bord de celle-ci, que Romain Pellas, alors enfant, réalise les premières ébauches de ce qui deviendra, au fil des années, un véritable village miniature, avant sa destruction définitive à la suite de la vente de la maison en 2014. Au fil des pages, nous assistons à l’élévation progressive de ce village conçu à partir de matériaux divers et d’objets glanés dans le jardin : bouche de ventilation, tuiles, parpaings, etc. Plans détaillés et photographies amateures viennent appuyer la vraisemblance de cette construction. Car l’ambition de Pellas était claire : offrir « une vision d’un vrai village, pas une illusion ». Chaque habitation, chaque monument est pensé comme une architecture à part entière. Les matériaux sont choisis avec soin, parfois préfabriqués, afin de refléter la réalité architecturale d’une église, d’un théâtre ou encore d’une une maison bourgeoise. Tous répondent à une exigence de cohérence et de crédibilité. Le village n’est pas un simple décor miniature ; il est une tentative de reproduction fidèle d’un monde habité. Ce long parcours créatif connaît un tournant en 1993, lorsque Pellas amorce un détachement progressif de cette œuvre devenue presque une ville. Pourtant, il continue à en consolider les structures, à la protéger des intempéries, comme on entretient un lieu vivant. Le village résiste ainsi au temps jusqu’à la vente de la maison familiale en 2014, qui marque son démontage et sa disparition. Si le village apparaît comme une entité constante, presque immuable dans son existence matérielle, les quinze récits qui concluent l’ouvrage introduisent un autre rythme. Ces textes évoquent des expériences personnelles très brèves, des instants de vie liés à l’enfance, des moments universels que chacun peut reconnaître. À l’inverse de la lente construction du village, ces souvenirs surgissent, se vivent intensément.
