La chambre fougère

par Céline Righi

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EAN

Prix TTC

15,00
Pas encore paru

Un frère et une sœur sont contraints de quitter leur village suite à un incendie. Ils espèrent laisser derrière eux les dangers. Mais l'exil ne résout rien, réussiront-ils à dépasser ce qui les menace ? Céline Righi met en lumière la dualité des hommes et de la nature et rappelle que les plantes – comme les hommes – peuvent tout autant guérir qu'empoisonner. Les orphelins Erna et son jumeau, dit " Pain-Beurre ", quittent leur terre natale déchirée par une ancienne querelle entre le Hameau et le Village. Car Erna souffre d'un mal étrange qui jaunit sa peau. Faute de soigneur dans la région, Pain-Beurre, prêt à tous les sacrifices pour sauver sa sœur, vend la chaumière familiale et conduit Erna dans un bourg : pragmatique, déterminé, il place sa foi dans la médecine traditionnelle. Erna, d'une nature plus singulière, se fie quant à elle aux savoirs ancestraux – et aux forces invisibles qu'elle pressent à l'œuvre. Mais l'exil ne guérit de rien. À mesure que le temps passe, le passé refait surface, charriant son lot de rancœurs et de souvenirs douloureux. À commencer par celui de la tante Vandeline, figure toxique qui empoisonna l'histoire familiale. Mais tandis que Pain-Beurre s'épuise à veiller sur sa sœur, un mal s'insinue en lui aussi : une rancune sourde et dévorante. Consciente du danger, Erna lui ordonne de consulter un extravagant reclus au sommet d'une colline et détenteur d'un remède susceptible de la sauver. Dans ce roman empreint de réalisme magique où affleurent les motifs et la mécanique du conte, le lecteur retrouvera le rythme à la fois vif et poétique qui caractérise l'écriture de Céline Righi, de même que son refus de céder à tout désespoir. Car s'il explore le deuil et la culpabilité, le récit n'en exhausse pas moins la beauté du sacrifice et la puissance des liens fraternels. Avec La Chambre fougère , Céline Righi approfondit une veine nouvelle de son œuvre : mettant en lumière la dualité des hommes et de la nature, elle interroge avec finesse l'ambiguïté des forces qui nous traversent, et rappelle que les plantes – comme les hommes – peuvent tout autant guérir qu'empoisonner.