Le Tourisme en situation coloniale à Madagascar, histoire d'un échec

par Frédéric Garan

Du début du XXe siècle aux années 1960

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Madagascar n’est ni l’Afrique, ni l’Asie. En même temps, peut-être est-elle pour certains l’un et l’autre ? Des monuments, il y en a, mais ils n’ont pas le même prestige que ceux d’Afrique du Nord ou d’Asie. On peut y chasser le crocodile ou le phacochère, mais cela n’a rien à voir avec le lion, le rhinocéros ou le tigre... Madagascar, c’est une sensation, une atmosphère que l’on viendra chercher , c’est « l’âme malgache » qu’il faudra découvrir, à 10 000 km de la métropole. Autant dire qu’il sera difficile de faire venir des touristes pour un voyage qui s’apparente plus au Grand Tour du XVIIIe siècle qu’au tourisme moderne. Pour que le tourisme se développe, il faut une clientèle , à Madagascar, nous sommes face à un tourisme sans touriste... Malgré ce paradoxe, la question du tourisme, durant la période coloniale, est bien présente dans les archives. En d’autres termes, si le discours des autorités sur le tourisme est très présent à Madagascar, et qu’il l’est de façon précoce, la mise en œuvre ne suit pas. Le tourisme à Madagascar apparaît ainsi comme la chronique d’un échec annoncé. Reste à comprendre pourquoi... La réponse dans cet ouvrage étayé par un remarquable travail d’archive, qui révèle combien colonisation et tourisme furent associés à Madagascar, dans un lien somme toute logique – avec la maîtrise de l’espace, la mise en valeur du territoire, la colonisation favorise la possibilité d’excursions dans des zones reculées de la Grande Île, et permet ainsi sa « mise en tourisme». Et plus encore, combien le tourisme fut l’un des moteurs du processus colonial.