Les kawaraban, prémices d'une presse populaire dans le Japon d'Edo :

par César Castellvi, Kenji MORITA

Faits divers, vengeances et catastrophes

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25,00
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Alors que le Japon est aujourd'hui le premier pays lecteur de journaux au monde, l'apparition de la presse moderne ne remonte qu'aux années 1870. Comment expliquer que le pays soit parvenu si rapidement à devenir un véritable empire de la presse ? Ce livre propose une réponse à cette énigme en entraînant le lecteur dans l'univers des kawaraban, une forme de presse populaire, publiée bien avant les journaux modernes, vendue sous le manteau dans les grandes villes à l'époque du Japon féodal. Tout sujet politique y était interdit, mais on y traitait les faits divers tels que les vendettas entre clans de samouraïs rivaux, les catastrophes comme les tremblements de terre qui touchent régulièrement l'archipel, ou encore les rumeurs relatant l'apparition d'animaux mystérieux. Les kawaraban sont ainsi une manière d'ancêtre de la presse à scandale moderne. L'autre originalité des kawaraban est d'être richement illustrés, grâce aux techniques mises au point par les imprimeurs d'estampes qui fleurissent à la même époque. Publiés en couleur ou en noir et blanc, ces imprimés, que l'on pourrait rapprocher des mangas qui apparaîtront dans leur forme moderne quelques décennies plus tard, adoptent parfois un ton satirique, parfois une teneur fantastique, avec pour objectif de captiver le regard curieux des lecteurs. Cet ouvrage, d'une grande richesse iconographique avec 66 kawaraban et imprimés d'époque, est le premier à être entièrement dédié à ce thème et publié en français.