Il leur faudrait une bonne guerre
par Daniel Lesueur
Crédits & contributions
- ÉditeurCAMION BLANC
- Parution31 janvier 2026
Prix TTC
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L'homme est-il habité depuis la nuit des temps par une violence primitive, le plongeant dans « une guerre de tous contre tous », selon la théorie du philosophe britannique Thomas Hobbes ? Apparemment non ! Le « bon sauvage », dans le sens où l'entendait Jean-Jacques Rousseau, n'était pas, a priori, de nature belliqueuse. Alors a-t-il été « corrompu » par des bouleversements d'ordre sociaux et culturels ? Notre ouvrage retrace les trois âges de l'être humain, espèce en voie de disparition : le bon, la brute et le truand. Le bon : durant plus de trois millions d'années, tout à la joie de découvrir la grotte, le feu et la cueillette, notre ancêtre poilu est naturellement bon. La vie n'est pas trop rude : une fois qu'il a tout bouffé quelque part, pour peu qu'il se déplace, il est assuré de trouver pitance. La brute : un jour d'il y a environ 11 000 ans, sans doute plus feignant que les autres, l'un de ces nomades en eut marre de transiter d'une prairie à l'autre et se sédentarisa. Il n'était plus SDF... mais que n'avait-il pas fait, l'animal ! Dans la foulée, il va inventer la propriété privée, et, aïe aïe aïe, - très inventif, finalement, le bougre - l'arme, le conflit, la guerre, et, pour finir, il y a 2 700 ans, un nouveau dieu, l'Argent, qui va progressivement balayer toutes les autres croyances et idéologies. Le truand : au milieu du Vingtième Siècle, repu, l'encore un peu humain s'engouffre dans le consumérisme avec ses corollaires, la triche et le « toujours plus » alors qu'il aurait pu jouir de la paix, du repos et, pour la moitié de la planète, d'un indiscutable confort de vie. Mais la hargne toujours l'habite, jusqu'à ridiculement se déclarer en guerre contre des microbes ! Il n'y aura pas de quatrième âge de l'être humain, il n'est plus qu'un robot en sursis, un code-barres ambulant. Quelques-uns, en colonisant d'autres planètes, résisteront un temps, mais de toute manière, c'est foutu, l'univers (l'espace-temps) se ratatine... À l'image du cosmos dont la dilatation fut soumise à l'accélération, il en fut de même pour l'humain, végétant (le terme est on ne peut plus adéquat !) durant trois millions d'années avant de goûter à la vitesse il y a 11 000 ans et à la frénésie et l'impatience il y en a cent.
