Spinoza, du désir sans objet
par Laurent Bove
Puissances de l'hilaritas
Crédits & contributions
- ÉditeurKIME
- Parution15 octobre 2026
Prix TTC
Ce livre offre un commentaire original de l??uvre de Spinoza, du point de vue du désir sans objet Des principes spinozistes des affects jusqu'à la constitution de la liberté commune - en passant par les analyses de la structure Autrui, du langage, de l'articulation du théologique et du politique, les enjeux de la théocratie hébraïque, les remèdes à la domination, la définition de la citoyenneté et de la décision démocratique - ce livre offre un commentaire original de l'oeuvre de Spinoza, du point de vue du désir sans objet?: ce que Spinoza a nommé conatus, c'est-à-dire l'effort que chaque être fait pour persévérer en son être. Que cet effort soit, en son principe, sans objet éclaire singulièrement la figure de la puissance d'agir spinoziste ouverte à l'expérimentation productive et inventive de l'immanence. On retrouve ainsi, dans le projet de Spinoza, une forme d'amour sans objet dans l'affect d'hilaritas (allégresse)?: une passion singulière qui « se laisse plus facilement concevoir qu'observer », dont le concept n'apparaît que quatre fois dans l'Éthique et qui semble n'avoir aucun effet cognitif. Cela signifie-t-il qu'une fois définie la réalité singulière de l'hilaritas, Spinoza s'en est totalement désintéressé?? Ou faut-il ne pas déduire trop vite de l'absence du mot à l'absence de la chose... C'est cette seconde hypothèse que ce livre retient en expérimentant les puissances opératoires de l'hilaritas dans les domaines de la connaissance, de l'éthique et de la politique, démontrant ainsi l'importance de la notion et ses enjeux majeurs dans l'ensemble de l'oeuvre du philosophe hollandais.
