Le dernier présage de Victoria Woodhull

par Maxim Schwartz

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Prix TTC

18,00
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Un premier roman aussi subtil qu'exubérant, qui ressuscite une figure hors du commun et oubliée de l'histoire : Victoria Woodhull. " Pas de temps à perdre. Aujourd'hui, je meurs. " C'est par ces mots que, le 8 juin 1927, Victoria Woodhull annonce à son fidèle domestique Ménélas Daisastre, un jeune Marseillais traumatisé par la Grande Guerre, qu'elle entame la dernière journée de sa vie. Ce n'est pas la première fois que la patronne prédit une catastrophe au manoir de Norton's Park, dans la campagne anglaise où elle finit ses jours. Ses extravagances proverbiales et ses contradictions animent et contaminent le quotidien des domestiques, au même titre que les récits morcelés de son passé, dont il est impossible de démêler le vrai du faux. Première femme candidate aux élections présidentielles américaines en 1872, première tradeuse de l'histoire de Wall Street, voyante, fille d'escrocs de l'Ohio, pionnière de l'amour libre, fervente militante du droit de vote des femmes, actrice, écrivaine – Victoria Woodhull, comme son perroquet sans âge, semble avoir eu plusieurs vies. Tandis qu'elle va minutieusement préparer sa mort, le domestique Ménélas, affolé par ce présage qui pourrait bien être le dernier de la patronne, s'allie à la gouvernante Miss Florence Nixon pour tenter d'inverser le cours des choses. Véritable course contre le temps, cette journée riche en événements chamboulera les croyances du manoir... Régal de délicatesse et d'humour, situé dans une Angleterre envoûtante, entre Virginia Woolf et García Márquez, ce premier roman réinvente la figure extraordinaire de Victoria Woodhull, à travers les yeux de son domestique, un homme brisé n'ayant plus foi en rien. Payé pour écouter et obéir, Ménélas est le filtre par lequel la patronne se révèle – ou se dérobe. Mais, en assemblant les fragments, n'est-ce pas aussi un peu de lui-même qu'il met au jour ?