L'enclos des esclaves
Crédits & contributions
- ÉditeurREY
- Parution08 octobre 2026
- CollectionRoman étranger
Prix TTC
Une fresque inédite de la société libyenne et un destin de femme inoubliable. À Benghazi, en Libye, Atiqa ne connaît presque rien de ses origines. Elle a passé la première partie de son enfance dans l'enclos des esclaves, un campement de fortune à la périphérie de la ville, où sont établis les Africains noirs amenés de force en Libye en tant qu'esclaves à l'époque ottomane. Des années plus tard, Atiqa est médecin dans une clinique, heureuse en mariage avec son époux pharmacien et leurs deux enfants. Une vie quotidienne bouleversée par la visite impromptue d'un homme, Ali Bin Shatwan, qui se présente comme son cousin et lui apprend la véritable identité de ses parents. Entre Atiqa et Ali se noue alors une relation unique, nourrie d'échanges de récits de vie et de secrets partagés pour la première fois, dans l'idée de faire enfin émerger la vérité. Car Atiqa est la fille de Tawida, une esclave africaine qui s'est unie à son maître blanc, Mohamed Bin Shatwan, issu d'une riche famille de marchands libyens. De telles unions étant monnaie courante dans les sociétés esclavagistes, Tawida avait espéré transcender sa condition d'esclave et " s'affranchir ", mais la liaison s'est heurtée aux dures conventions sociales. Tawida sera livrée à un bordel et c'est là, reléguée dans l'enclos des esclaves, qu'elle donnera naissance à Atiqa. Alors que l'honneur de Mohamed est préservé, la vie de la jeune femme ne sera désormais plus traversée que de malheur et de souffrance. Roman riche et complexe, aux intrigues secondaires multiples, L'enclos des esclaves jette une lumière crue sur une réalité historique méconnue – depuis la domination ottomane jusqu'au protectorat italien du début du xxe siècle –, celle des milliers d'esclaves africains qui furent enlevés, vendus de force à des caravanes libyennes pour servir leurs maîtres blancs en Afrique subsaharienne. Pour Najwa Bin Shatwan, son roman est " l'histoire de toute une société, l'histoire de tous les Libyens. Je crois que c'est là que réside la véritable chronique du caractère ou de l'identité libyenne lorsque Benghazi a été divisée en deux communautés distinctes : celle des blancs et celle des noirs ; celle des suzerains et celle des esclaves... Le monde n'oublie pas l'histoire du racisme ou de l'esclavage. Les législations peuvent abolir, mais jamais tout effacer complètement ".
