Librairie Blanche

Comment les droites profitent de l'affaiblissement de la démocratie : le cas italien (1994-2026)

par Camilla Zucchi

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Ce livre examine l'évolution de la droite italienne, en se concentrant sur les changements opérés en termes de sensibilité, de rhétorique, de mémoire et d'imagerie par trois figures clés : Silvio Berlusconi, Giorgia Meloni et Matteo Salvini, ainsi que leurs partis respectifs. Silvio Berlusconi, fondateur de parti personnaliste Forza Italia, a souvent montré une gestion personnalisée du pouvoir. Ses relations avec la magistrature ont altéré la perception de la démocratie en Italie, où il s'est adressé directement aux électeurs au nom d'une liberté aux contours vagues. Giorgia Meloni est à la tête de Fratelli d'Italia, un parti issu du Movimento Sociale Italiano (MSI). Après une brève période d'alliance avec Berlusconi, Fratelli d'Italia a retrouvé ses origines, y compris Giorgio Almirante. En huit ans, Meloni a conduit son parti au gouvernement et a abandonné la proximité idéologique avec Vladimir Poutine pour se rapprocher d'un nouvel atlantisme. Elle et son parti ont adopté une rhétorique nationaliste-risorgimentale, incluant des appels à Mazzini et des slogans comme « Dieu, Patrie et Famille ». Matteo Salvini a transformé la Lega Nord en un parti aux valeurs souverainistes-nationalistes. Sous sa direction, la Lega a abandonné son régionalisme pour une vision nationaliste plus large avec des positions anti-immigration et eurosceptiques. Son leadership a consolidé la position de la Lega comme une force majeure de la droite italienne. Berlusconi, Meloni et Salvini ont chacun transformé leurs partis respectifs, influençant la politique italienne par des changements de paradigmes et de la rhétorique, légitimant des attitudes nostalgiques.