Les caprices de l’Adour maritime

par Jean-Jacques Taillentou

Son empreinte dans l’histoire et les paysages du littoral d’Anglet et du sud landais [XIIe-XXIe siècle]

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Le 28 octobre 1578, un événement dont il est difficile de concevoir l’importance, transfigure la géographie, la topographie et l’économie du littoral angloy et de trois pays côtiers, Seignanx, Maremne et Marensin. Le lit de l’Adour qui pourfendait le littoral sud-landais depuis Tarnos jusqu’à l’actuel Vieux-Boucau gagnait par la main de l’homme les confins des communes actuelles de Tarnos et d’Anglet. Le fleuve gascon dont les Bayonnais se plaignaient de son errance chronique, délaissait son itinéraire buissonnier pour se maintenir tant bien que mal dans un domaine géographique voisin de celui que nous lui connaissons aujourd’hui. Cette histoire tourmentée de l’Adour maritime ne se résume pas à son « détournement » par les Bayonnais et les caprices passés de ce fleuve trouvant son embouchure à Capbreton et Vieux-Boucau. Après l’avoir retracée, cet ouvrage aborde une autre histoire méconnue et à approfondir, celle de l’après détournement et toutes ses conséquences sur la vie et l’évolution des paysages de la Chambre d’Amour à l’étang du Moïsan à Messanges. Seront, entre autres, évoqués l’apogée de Capbreton et Vieux Boucau, ports d’embouchure désormais libérés de la tutelle bayonnaise, l’empreinte de l’ancien lit de l’Adour dans la cartographie mais aussi sur le terrain par la naissance d’un chapelet d’étangs, l’émergence d’un vignoble atypique et de la forêt de Chiberta nés des divagations de l’Adour, et enfin les projets très avancés d’un retour de l’Adour à Capbreton à la fin du XIXe siècle. Une histoire dense, aventureuse, singulière d’un littoral que l’on croit connaître.