Mallarmé hors le livre. Lectures de Debussy et Ravel
par Vincent Vivès
Crédits & contributions
- ÉditeurBORD DE L EAU
- Parution05 juin 2026
Prix TTC
Je lis les poèmes de Mallarmé. Je les redécouvre avec Debussy, avec Ravel, et les redécouvre à chaque fois qu’une voix, avec son timbre, sa structure charnelle et les choix interprétatifs qu’elle véhicule, s’en empare. Et ce sont ainsi, dans le déploiement des vers, toujours de nouveaux vers qui se font entendre, qui se dégagent du poème-papier, éventail, pli selon pli, sons parmi les sons, troubles disséminés par la démultiplication des pianotages de douze timbres - souvent bien plus - autour de l’alexandrin. Ce que je perçois lorsque je lis le poème silencieusement (car, lui, Mallarmé, voulut que la poésie reprenne son bien à la musique), lorsque je l’écoute au concert, lorsque je le lis sur une partition ou lorsque même je le chante, c’est bien l’expérience toujours mobile, renouvelée, à laquelle Mallarmé nous convie sous l’idée de constellation.
