Apprendre et faire

par Marie-Alice Medioni

Les paradoxes de l'éducation

Crédits & contributions

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Prix TTC

12,90
Pas encore paru

Peut-on parler d’un temps où le métier d’enseignant a pu être considéré comme facile, épanouissant, valorisant ? Depuis bien longtemps, il est plutôt considéré comme un métier difficile, qui ne ferait plus rêver, dans un contexte décourageant à dessein, démobilisateur à souhait. Le métier, dès lors, s’en trouve souvent empêché. Pour autant, des enseignants témoignent de leur intérêt pour ce métier et de leur engagement quotidien, animés par un « optimisme pédagogique », convaincus de la nécessité d’une bataille culturelle à mener pour l’égalité et l’émancipation. Le métier d’enseignant, et de formateur, est un métier de paradoxes dans lequel on se trouve en permanence obligé de penser les aspects contradictoires d’une même réalité Ce premier volume qui ouvre la série des Paradoxes de l’éducation est plus particulièrement centré sur l’apprenant à travers l’apprendre et le faire : comment apprend-on ? L’importance de l’erreur, les situations qui permettent ou pas d’apprendre… ; la mise en activité, l’intérêt et les limites, voire les dangers, du faire. Les trois ouvrages qui constituent un ensemble sur les paradoxes de l’éducation – Enseigner et former, le deuxième, où les paradoxes du métier seront regardés depuis la perspective de l’enseignant et du formateur ; Évaluer, le troisième, qui sera consacré à la question vive, épineuse et polémique de l’évaluation – veulent s’inscrire dans cette bataille, sans angélisme, mais pour redonner valeur et saveur à un métier qui vaut la peine d’être choisi et assumé… à condition de bénéficier de l’outillage tant théorique que pratique qui permette d’y trouver du sens et du plaisir. Comme une entreprise de désintoxication : comprendre où sont les carcans, les empêchements, les enjeux de ce qui fait blocage ; (re)découvrir les avancées de la recherche et les perspectives qu’elle offre ; (re)découvrir des pratiques concrètes qui ouvrent des possibles et à partir desquelles on peut inventer encore ; mais aussi connaître les amonts, l’histoire du métier et des grandes notions qui le constituent, « les secrets de fabrication », sans quoi il est impossible de comprendre les enjeux et de participer aux débats d’aujourd’hui.