Accéder à la compréhension d'un écrit

par , Gaëlle Claus, Bruno Devauchelle, Nathalie Tretiakow

Processus mentaux et continuité scolaire

Crédits & contributions

EAN

Prix TTC

14,00
Pas encore paru

Comprendre semble être quelque chose de communément admis comme une capacité humaine mais dont la définition précise faite par chacun de nous est variable. La notion d’intelligence est souvent associée à l’idée de compréhension. Mais cette notion d’intelligence est elle-même souvent mal définie et de différentes manières. Ainsi en est-il des notions dont les mots qui les identifient circulent aussi bien dans la vie courante que dans les débats spécialisés et scientifiques. Le fait que des enseignants qui interviennent aussi bien auprès des tous petits que ceux qui travaillent dans l’enseignement supérieur y fassent souvent allusion pour déplorer des manques, interroge d’une part sur ce que l’on désigne en utilisant ce mot et d’autre part sur ce que recouvre, scientifiquement aussi, ce terme et ses différentes déclinaisons. Les pratiques scolaires actuelles sont basées principalement sur l’écrit. De manière récurrente les directives pour l’enseignement insistent, voire imposent, de consacrer à l’écrit une part importante du temps scolaire. De plus, le support écrit, qu’il soit sur papier ou non, reste la base de l’enseignement et les évaluations sont en grande partie basées sur les écrits des apprenants. Même si l’oral a été introduit au baccalauréat en tant qu’épreuve, il a été longtemps associé au « rattrapage » si l’écrit était considéré comme insuffisant. La place de l’écrit est si importante encore actuellement que l’on ne peut se limiter à la simple réflexion sur l’acquisition de la lecture, mais qu’il faut penser l’écrit comme un élément global de l’apprentissage humain et de l’activité humaine. L’écrit est un objet complexe (au sens qu’en donne Edgar Morin) ce qui n’interdit pas les activités de recherche qui vise à en éclairer les différents aspects dont celui, essentiel, de la compréhension. A quoi sert un écrit s’il n’est pas compris ou s’il n’est pas compréhensible.