Epigrammes
Crédits & contributions
- ÉditeurFARIO
- Parution06 novembre 2026
- CollectionLes Impardonnables
Prix TTC
Pernette du Guillet (1518 ?-1545) forme avec Louise Labé et Maurice Scève la « triade » de l’école dite lyonnaise, floraison lyrique immédiatement antérieure à la Pléiade. Pourtant, si une édition de ses Rimes parut l’année de sa mort, bientôt suivie de deux autres, elle ne sera ensuite plus publiée… qu’en 1830. Lorsqu’on voit le sort fait récemment à Louise Labé, changée en « créature de papier » sur la foi d’un historien du XVI e siècle, aussi haineux qu’ordurier, on se réjouirait presque d’un tel oubli. Mais non, car de même qu’une étincelle suffit à embraser la prairie, une voix digne de ce nom suffit à balayer les lépismes d’archives. Éditer en volume pour la première fois les seules épigrammes, à l’exclusion des chansons, épitres et élégies laissées par celle qui, selon toute certitude, incarna la « Délie » de Scève, coïncide avec la vocation des Impardonnables de donner à lire ce qui, sous les espèces d’éditions variées, critiques le plus souvent, demeurait indistinct et constitue en somme l’ inédit . Nourrie de pétrarquisme et de néoplatonisme, du Guillet donne à l’illustre inspirateur de ses dilections une réplique de « très-haut amour » qui porte à ses ultimes conséquences l’exigence spirituelle d’une ardeur courtoise vécue ici au féminin, et par la muse elle-même.
