Librairie Blanche

Les gardiennes

par Ernest Perochon

Crédits & contributions

EAN

Prix TTC

22,00

Pas encore paru

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Les gardiennes d'Ernest Pérochon est un roman publié en 1924, qui se déroule dans le Marais poitevin pendant la Première Guerre mondiale et met en lumière la vie quotidienne et la charge de travail des femmes de la campagne restées seules pendant que les hommes sont au front. Le récit suit en particulier Hortense Misanger, dite « la Grande Hortense », qui doit gérer seule deux fermes, s'occuper de la famille et du patrimoine familial en l'absence de ses trois fils et de son gendre mobilisés. Entourée de plusieurs femmes - Léa, Solange, Francine (jeune bonne issue de l'Assistance publique) - Hortense lutte pour maintenir l'exploitation agricole, affronter les difficultés du travail rural, et transmettre les valeurs de fidélité, d'endurance et de solidarité. Ce roman brosse un tableau réaliste et émouvant de la condition féminine à la campagne durant la guerre. Il évoque le fardeau, la responsabilité et parfois l'émancipation forcée des femmes, qui doivent assumer les tâches agricoles, élever les enfants et prendre des décisions en l'absence des hommes. Le roman décrit aussi la solidarité féminine, la rudesse du labeur, la persévérance, mais aussi les tensions familiales et sociales, notamment autour de la fidélité et des attentes à l'égard du retour des hommes. Pérochon, instituteur et fils de paysans, s'inspire de son expérience pour rendre compte de l'évolution profonde des sociétés rurales durant la guerre. Il propose un regard féministe et modernisateur sur un monde en mutation, tout en mettant à l'honneur la beauté du travail de la terre et la résilience des femmes. Le roman a inspiré le film « Les Gardiennes » de Xavier Beauvois. Les gardiennes raconte l'effort, la volonté et parfois les sacrifices des femmes rurales pour préserver la famille et la terre pendant la Première Guerre mondiale, tout en s'intéressant de près à la question de leur condition et de leur émancipation. Hortense Misanger, dite « la Grande Hortense », est une paysanne de 58 ans dont l'énergie, la volonté farouche et l'autorité font d'elle le pilier de la famille Misanger dans Les gardiennes. Dotée d'une grande force morale, Hortense est décrite comme une maîtresse femme, dure à la tâche, autoritaire et peu démonstrative dans ses sentiments. Pendant la guerre, elle ne se plaint jamais, assume le travail de la terre et la gestion des deux fermes, malgré l'absence des hommes partis au front et l'usure physique de son mari Claude. Hortense impose sa volonté au sein du foyer, prenant toutes les décisions sans vraiment tenir compte des états d'âme des siens, quitte à sacrifier leur bonheur pour préserver l'intégrité familiale et agricole. Elle inspire le respect par sa rigueur, mais est plutôt crainte que véritablement aimée. Elle veille sur les autres femmes, sur les ouvrières, sur la jeune bonne Francine, s'efforce de soutenir sa fille Solange et conseille Marguerite, la petite boulangère du village. Dans le roman comme dans sa vie quotidienne, Hortense apparaît toujours occupée, vigilante, incapable de tolérer la paresse ou le relâchement, même chez elle-même. Son courage, sa ténacité et son sens du devoir forcent l'admiration et illustrent la condition - et parfois l'émancipation - des femmes rurales confrontées aux épreuves de la guerre. Hortense Misanger est le coeur battant du roman, une figure de labeur et d'autorité qui incarne la résistance et la dignité des femmes paysannes durant la Grande Guerre.