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Ciné-Tram tente de dire la ville. Dans le mouvement régulier réside la chance d’entrevoir la géométrie et l’âme d’une ville que l’on parcourt – mais quand le tram démarre, les reflets s’affolent, s’animent et se superposent, comme passé et futur, souvenirs et prémonitions, et le voyage quotidien interroge les différents visages de notre présence au monde. Le recueil n’est qu’un seul poème, où se mêlent des impressions concordantes et discordantes, des apparitions et des disparitions. Ciné-Tram, c’est le chant urbain d’une voix décalée, « la chanson d’un visage sur la portée des vitres », et dans la tentative de mouvement, on découvre une bribe secrète du temps, toujours là, toujours vive. Les gravures de Nadia Kuprina, comme un livre-cinéma inséré dans le poème, résonnent avec les images du texte et en donnent une traduction plastique où la simplicité des formes évoque l’enfance, tandis que le noir et blanc renvoie aux contrastes lumineux des impressions dynamiques. Extrait sur la vitre ton visage raconte ce que tu ne saurais dire ta gueule cassée de l’intérieur rafistolée à coup de silences d’où vient que cette étrange secousse nous calme et nous berce le temps du tram est un peu à tous d’un seul coup quelles que soient les étapes de ta course bringuebalante le mouvement de ta vie pour quelques minutes ne repose plus sur tes épaules de soldat en vacances tu es pris dans le geste collectif décompressé de toi-même désarçonné de la monture du moi le temps d’un trajet d’une trajectoire