Bourbaki

par Maurice Mashaal

Une société secrète des mathématiciens

Crédits & contributions

EAN
  • ÉditeurBELIN
  • Parution03 octobre 2017
  • CollectionAlpha

Prix TTC

9,90
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Plongée dans une société très secrète de mathématiciens La guerre de 1914-1918 a creusé un fossé de génération chez les scientifiques français. Des mathématiques françaises moribondes contrastaient avec une algèbre allemande d’une grande vitalité. Cette situation sera à l’origine de la création du groupe Bourbaki. Le 10 décembre 1934, une poignée de jeunes mathématiciens se réunissent dans un café du Quartier latin à Paris. Leur but : rédiger un traité d’analyse. C’est le coup d’envoi à une entreprise qui bouleversera les mathématiques et entrera dans la légende. Car Bourbaki présente deux visages. L’un, public, empreint de sérieux et d’aridité, qui se targue de remettre à plat les mathématiques de l’époque ; l’autre, privé, marqué par l’humour et la farce. Ainsi, pendant près de soixante ans, plaisanteries de potaches et mathématiques de haut vol émaneront de cette société secrète. Nicolas Bourbaki se distinguera in fine par son œuvre monumentale, un traité de mathématiques de plus de sept mille pages. Le premier volume parut en 1939, le dernier date de 2016, dix-huit ans après le précédent. Y en aura-t-il d’autres ? Beaucoup en doutent. Bourbaki renouvelle ses membres en permanence, et pourtant il n’a pas réussi à garder sa jeunesse. Quatre-vingt-trois ans après sa création, son rôle et sa survie sont en question.