Acculturation et ses conséquences dans l'oeuvre des écrivains algériens de langue française

par Maria Stepniak

Depuis Cendres de Jean Amrouche jusqu'à Qui se souvient de la mer de Mohammed Dib

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20,50
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Le séjour que j'ai fait en Algérie au tournant des années 1980-1988 a contribué à susciter l'intérêt que je portais à ce pays et à sa culture. Jusqu'alors, c'est l'oeuvre d'Albert Camus qui me faisait goûter la beauté d'Alger et de Tipasa et méditer sur l'esprit méditerranéen. Or, une fois accueillie par la société algérienne, j'ai conçu l'idée de me prêter à une étude plus approfondie de la civilisation arabe, véhiculée par la langue française. Poussée par le désir de comprendre les profondeurs du peuple parmi lequel je vivais, je me suis intéressée à ses lettres. Jean Amrouche et sa soeur Marie-Louise, M. Feraoun, M. Mammeri et M. Dib m'ont particulièrement impressionnée. Dans leurs oeuvres, j'ai découvert un monde littéraire et humain nouveau, une éthique, une manière d'être au monde qui m'étaient jusqu'alors étrangers et dont je voulais m'approcher. Ces auteurs, pour être à cheval entre la culture de l'islam et celle de l'Occident, m'ont apparu à la fois révélateurs et abordables..