Commotions du temps - Suivi de L’Époque des mots et Brumes
Crédits & contributions
Prix TTC
1993-2023 : trente ans d’errances à travers plusieurs villes du monde, plusieurs villages, plusieurs contrées, en y inscrivant rituellement le phare d’une visite au cimetière. Mais pas n’importe quelle nécropole, toujours celle où le visiteur déambule pour saluer la dernière demeure d’un poète reconnu par l’auteur comme l’une de ses inspirations. Pour chaque tombe visitée, chaque lieu de mémoire, une sorte de Requiem se construit dans ses carnets, oscillant entre plusieurs états qu’il nomme ses petites « commotions ». Les peintres côtoient alors les écrivains, les musiciens les chercheurs, dans une effervescence fraternelle et créative. La poésie remonte le temps en arpentant les allées, se situant au coude-à-coude avec toutes les influences. À travers cette complicité adjacente, une certaine géométrie nous entraîne dans un voyage nourri de nonchalance, d’insouciance autant que de gravité lorsqu’il s’agit d’interroger l’avenir. L’on y croise Emily Dickinson, André Breton, Franck O’Hara ou encore Virginia Woolf, au coeur de textes courts, sortes d’instantanés photographiques, pellicules captées sur le vif et dont le tirage laisse furtivement transparaître la silhouette fantomatique d’un conte. Dans ce livre, tout comme l’a noté un critique en parlant des proses de W.H. Auden, « tous les artistes du passé vivent et parlent entre eux ». Ce livre est augmenté de deux recueils de poèmes épuisés, parus aux Éditions du Passavant, L’Époque des mots et Brumes, Journal d’un traducteur . « Les poèmes de Ronan Nédélec à la fois suggèrent, ne disent pas tout, mais ils disent beaucoup, avec de l’émotion, une grande force du langage, quelque chose qui vient de son expérience personnelle, intime, de vivre, mais qui laisse sa place à un nous, à une expérience humaine partagée. Un décalage aussi par l’humour grinçant. » Marc Dugardin. « Il y a un ton dans son écriture, une originalité intéressante – une poésie de l’insolite, du narquois voire du cocasse, ce qui n’exclut pas la profondeur. » Henri Bihan. Ce recueil est préfacé par Thierry Gillyboeuf, chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
