Manifeste pour l'école
Pour que l'école ne soit plus une étrange défaite
Crédits & contributions
- ÉditeurHELIADE
- Parution08 septembre 2026
- CollectionManifestes
Prix TTC
Un manifeste puissant, inspiré par Marc Bloch, qui pose les grands principes d’un plan de refondation de l’École afin qu’elle soit à nouveau conforme à la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité. L’ouvrage défend l’idée que la crise actuelle n’est pas seulement scolaire mais « une étrange défaite » intellectuelle et morale, et que l’École doit redevenir le cœur battant de la Nation. De quoi ça parle ? L’avant‑propos rappelle qu’aucune institution ne se bâtit sans plan : ce texte propose les grandes lignes de ce que devrait être une École républicaine digne de ce nom. En référence à Marc Bloch et à L’Étrange défaite, les auteurs analysent la faillite de nos institutions, à commencer par l’École, qu’ils voient comme le théâtre d’une « étrange défaite » contemporaine. Le manifeste est structuré en quatre grandes parties : Préambule : l’École est‑elle encore un bien commun ? Rappel de la double naissance de l’École : Pythagore et la science, puis la Révolution française et l’instruction publique. L’École républicaine s’est dégradée au point d’être perçue comme un simple « service à la consommation », une « gigantesque garderie ». Première partie : La disparition de l’élève et l’enseignant « L’élève devenu roi » : critique d’une conception hyper‑individualiste et consumériste de l’École, d’un « élève‑client » qui conteste les savoirs au nom de ses droits. L’enseignant réduit à « se vendre » et à « acheter la paix sociale », menacé, autocensuré, soumis aux pressions des élèves, des familles, de la société. Remise en cause de la liberté pédagogique, explosion des contestations, violences, autocensure massive. Analyse du « renversement de l’autorité » : disparition des figures d’autorité, confusion entre autorité et autoritarisme, société « sans pères », montée de la violence et du harcèlement. L’effondrement du niveau scolaire et la « suggestion émotive » (Marc Bloch) : jeunes livrés aux manipulations affectives, aux entrepreneurs de colère, faute d’École émancipatrice. Deuxième partie : La dilution des responsabilités dans la bureaucratie « Petites histoires d’un grand ministère » : verticalité, sur‑normes, réforme permanente, communication au détriment de l’action. Centralisme au service de la communication ministérielle, dispositifs qui se succèdent (Maître+, dédoublement des classes, etc.) sans vision d’ensemble. Trente ans d’éducation prioritaire et de politiques correctives sans résultats significatifs sur les inégalités ni sur le niveau. Climat scolaire dégradé, violences, laïcité fragilisée, promesse de mobilité sociale non tenue, voie professionnelle mal transformée, pseudo‑décentralisation qui dilue les responsabilités. Troisième partie : L’établissement scolaire Rôle et solitude du chef d’établissement, pris entre réel et bureaucratie. Autonomie d’établissement largement formelle, évaluations qui ne débouchent pas sur de vrais moyens, difficultés à nouer des contrats tripartites État–collectivités–établissements. Tentatives de réseaux, cités éducatives, dispositifs de mixité et de projets locaux souvent étouffés par le pilotage central. Quatrième partie : La volonté d’un sursaut Appel à « une nouvelle alliance républicaine » autour de l’École, réaffirmant la nature politique et symbolique des services publics. Nécessité de réhabiliter la place symbolique de l’enseignant (statut, savoir, charisme), de
