Défaillances de l'état
OQTF : non exécutées, Lola, Philippine. Pédocriminalité : Agnès, Lina, Lyhanna, Maëlys. Elles sont mortes en PÉDOLAND.
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Lola. Philippine. Agnès. Lina. Lyhanna. Maëlys. Six prénoms que la France a pleurés, l'un après l'autre, depuis 2011. Six fois, les mêmes mots dans les journaux : émotion, sidération, enquête, hommage. Six fois, la même promesse : plus jamais ça. Et pourtant. En 2024, 71 100 enfants ont été enregistrés comme victimes de violences sexuelles en France. Pour le seul viol sur mineur, 25 personnes mises en cause sur 100 sont poursuivies. La même année, la justice a prononcé 931 condamnations définitives. Une obligation de quitter le territoire sur dix est exécutée. Un homme visé par sept procédures pour violences sexuelles sur des mineures n'avait jamais été entendu. Trente-sept détenus sur cent condamnés pour des crimes sexuels bénéficient d'un encadrement adapté à leur sortie. Ce livre raconte six affaires. Six prénoms, et derrière chacun, une chaîne de décisions, de signalements, d'alertes et de silences qui n'ont pas circulé à temps. Il ne remplace pas la justice. Il ne juge pas à la place des tribunaux. Il s'appuie sur des sources, des jugements, des chiffres officiels. Mais il pose une question que personne, au sommet de l'État, ne veut vraiment entendre : combien de ces enfants seraient encore vivants si chacun avait fait son travail jusqu'au bout ? Dur. Accusateur. Sourcé. La prochaine fois qu'un prénom d'enfant apparaîtra dans les journaux, ne détournez plus le regard.
