Bienfaits du beau
Crédits & contributions
- ÉditeurBOLEINE
- Parution18 mars 2026
Prix TTC
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La beauté, pour quoi faire ? La société consumériste a piégé la beauté entre l’utile et le futile ; elle dit priser le beau mais pense « déco » superficielle tant l’objet jetable et rentable est devenu un étalon. Or la beauté, objet d’admiration, impliquait un regard esthétique désintéressé, sans prioriser l’utilitaire. Le soin, le respect accompagnant l’oeuvre d’art montrent que celle-ci ne se consomme pas, que son destin n’est pas péremption mais contemplation et transmission. Le beau aiguise nos capacités d’attention, procède par sublimation ou « catharsis », une purgation des passions repérée dès Aristote. Il emprunte des voies méditatives ou les réconforts de l’art-thérapie : guérison d’un déchirement existentiel, redécouverte de la plénitude de vivre, figurent parmi ses bienfaits, sans oublier les voies spirituelles du beau. La beauté, rebelle aux idoles du moment, pourrait-elle accomplir la prophétie de Dostoïevski : « la beauté sauvera le monde » ? . Historienne de l’art ayant oeuvré dans plusieurs musées, dont le Louvre, exerçant des responsabilités pédagogiques et culturelles en milieu associatif, Christine Sourgins collabore à diverses revues.
