Fils de chien suivi de Karl Marx

par Vladimir Slepian

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15,00
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Fils de Chien a été publié dans la revue Minuit en 1974. Vladimir Slepian y met en scène un personnage qui, parce qu’il a tout le temps faim, veut devenir un chien. Le texte se présente comme un monologue adressé à de mystérieux interlocuteurs appelés “Messieurs”. Dans la lignée d’un Beckett, Vladimir Slepian nous mène aux frontières de l’absurde pour livrer une profonde réflexion sur l’aliénation, la folie, les rapports de force inhérents à notre société. La richesse de Fils de Chien tient aussi à sa structure. Le narrateur est un homme qui veut devenir un chien, mais le texte est introduit par une “Note du propriétaire” qui nous dit qu’il s’agit bien d’un chien, mort écrasé par une voiture et que c’est lui, le propriétaire, qui a transcrit cette rage graphomaniaque du chien. Texte-poème manifeste, Fils de chien a maintenu vivante l'aura d'un écrivain sans œuvre, grâce à l'intermédiaire de Gilles Deleuze et Félix Guattari qui dans Mille plateaux (éditions de Minuit, 1980), en font l’un des modèles du Devenir-animal. La mort de Vladimir Slepian à Saint-Germain-des-Prés en 1998, a ajouté à sa mythologie : la légende dit qu'il est mort de faim dans la rue, faisant écho au destin de son personnage dans Fils de chien. Aurélia Georges a réalisé, en 2007, un film qui s’inspire de Fils de chien et de la vie de Vladimir Slepian : L’homme qui marche. Jusqu'à peu, Fils de chien était le seul texte littéraire connu publié par Vladimir Slepian. En 2024, Florence Pétry, directrice des éditions Recherches retrouve les poèmes publiés sous le titre "Karl Marx" dans la revue Recherches en 1974 et donc contemporains de Fils de Chien. D'une violence crue, particulièrement féroce contre le parti communisme et les staliniens, ces poèmes illustrent sans aucun doute toute la complexité, la rage et la verve de Vladimir Slepian. À ces deux textes s'ajoute un article de Vladimir Slepian publié dans The two cities en 1962, à l'époque où il était donc encore peintre et très proche de Georges Mathieu, article intitulé "L'art transfini". Ces trois textes réunis dans le présent livre forment l'intégralité du corpus publié en français du vivant de Vladimir Slepian connu à ce jour.