PROFANE n°22 - Printemps-Eté 2026

par Profane

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Prix TTC

18,00
Pas encore paru

Il plane sur ce numéro un peu de divin et de divinatoire, comme une envie de se tenir loin d’une réalité frontale, de s’inventer un monde où le fait de croire, de vouloir y croire et de sciemment rêver serait un acte créateur et porteur.Meneuse de troupe, Sophie Perez ouvre ce bal fantasque en évoquant les extravagances de la compagnie du Zerep qu’elle a fondée, et qui fait parader sur scène une forme de puissance occulte pour réveiller la nôtre (p. 18). Elle passe l’invisible relais à des faiseurs habités de tarots et d’oracles : Claudio Parentela, artiste touche-à-tout en Calabre, aime entre mille autres choses dessiner les lignes de force de ces jeux de cartes (p. 142), quand le duo de danseurs libres, Barbara Villesange et Vincent Fournoux, conçoit un tarot du mouvement, axé sur la dynamique des corps et des esprits (p. 216).Ici, une peinture de la Vierge produit un effet tellurique sur la psyché d’un artiste autodidacte, Roger Lorance (p. 56) ; ailleurs, des dessins mystiques et des sculptures aussi protectrices que des ex-voto peuplent la collection de Thierry Coudert dans sa maison du Limousin (p. 32) ; là, une bonne fée nommée Jennifer Rident se penche sur le berceau onirique des abeilles (p. 74) et le génie de Marc Danchin travaille à révéler le cœur des lampes à huile (p. 226)… Les ingrédients semblent réunis pour que l’esprit vagabonde, prompt à la curiosité, à se laisser porter.On pourrait même faire un jeu. Ouvrir au hasard ce numéro et investir l’image ou le mot rencontré d’un pouvoir inconnu. Le laisser infuser, mûrir comme une banane à la peau d’avenir avec Catherine Gautry (p. 12). Ou bien. Regarder dans les yeux le visage féminin de la couverture de ce Profane 22 pour mieux se souvenir d’un de ses derniers vœux. Mais surtout. Vous souhaiter une lecture propice à l’évasion et aux visions amies.