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J'ai écrit les poèmes de dibaxu en sépharade, de 1983 à 1985. Je suis d'origine juive, mais non séfarade, et je suppose que cela a quelque chose à voir. Mais je crois que ces poèmes sont surtout le point culminant, ou plutôt l'aboutissement de Citas et Comentarios, deux livres que j'ai composés en plein exil, en 1978 et 1979. Leurs textes dialoguent avec l'espagnol du XVIe siècle. Comme si rechercher le substrat de ce castillan qui est aussi un substrat du nôtre, avait été une obsession. Comme si la solitude extrême de l'exil me poussait à chercher des racines dans la langue, les plus profondes et les plus exilées de la langue. Moi non plus je ne me l'explique pas. L'accès à des poèmes comme ceux de Clarisse Nicoïdski, romancière en français et poète en séfarade, m'a révélé ce besoin qui dormait en moi, sourdement, prêt à s'éveiller. Quel besoin ? Pourquoi dormait-il ? Pourquoi était-il là sourdement ? Ce livre pourrait être une réflexion sur le langage depuis son lieu le plus calciné.